Françoise Dumas
Députée de la Première circonscription du Gard
Présidente de la Commission de la Défense nationale
et des forces armées
Françoise Dumas
Députée de la Première circonscription du Gard
Présidente de la Commission de la Défense nationale
et des forces armées

Audition sur les aspects sanitaires de l’opération Résilience : « Si nous ne sommes pas l’Ultima ratio de la santé publique, nous contribuons à la hauteur de nos moyens »

A l'Assemblée Nationale

La Commission de la Défense nationale et des forces armées a conduit une audition sur les aspects sanitaires de l’opération Résilience, le jeudi 28 mai, avec M. le médecin général Édouard Halbert, chef de la cellule de crise COVID-19 du service de santé des armées (SSA), M. le médecin chef des services de classe normale Serge Cremades, médecin chef adjoint de l’hôpital d’instruction des armées Begin, M. le lieutenant-colonel de l’armée de Terre Christophe Rohmer, du Centre Interarmées de Défense Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique, et M. le lieutenant-colonel de l’armée de l’Air Laurent Guerrier, commandant le centre d’expertise sécurité nucléaire NRBC.

 

Dès le 7 février, le service de santé des armées a mis en place une cellule de crise Covid-19 pour coordonner les actions de lutte contre l’épidémie et il continue depuis à être pleinement engagé, comme en témoigne le renforcement des capacités de réanimation à Mayotte. La chaîne hospitalière militaire, composée de huit hôpitaux militaires qui représentent 0,7% de l’offre de soins totale en France, a réalisé près de 2% de l’activité de réanimation liée à la COVID-19 nationale. Parmi les hôpitaux d’instruction des armées, l’Hôpital Bégin, établissement de santé de référence de niveau 1 pour les risques infectieux émergents, a accueilli plus de 30% des patients admis en réanimation au sein des hôpitaux d’instruction des armées. « Si nous ne sommes pas l’Ultima ratio de la santé publique, nous contribuons à la hauteur de nos moyens ».

 

Les actions de désinfection ont été indispensables dans la gestion de crise. L’intervention la plus emblématique est la désinfection du porte-avions Charles de Gaulle. Les équipes de l’armée de Terre et de la Marine sont en effet intervenues dans un contexte très difficile lié aux multiples contraintes imposées par la nature même du porte-avions : continuité de service (notamment des installations nucléaires), multiplicité des acteurs, et ce alors même qu’une grande partie de l’équipage était porteuse du virus.

 

La désinfection des avions de l’armée de l’Air qui ont servi aux transports de passagers ou de patients COVID-19, a été caractérisée par : la réactivité (nouvelle capacité en trois jours, instruction spécifique des 600 pompiers de l’air en dix jours), la coopération interarmées (entre l’armée de l’Air, le SSA, la DMAé et la DGA), la spécificité (prise en compte des spécificités aéronautiques propres à chaque flotte), et enfin l’innovation (l’identification de nouvelles techniques de désinfection est un travail permanent).

 

Françoise DUMAS, la présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées, a salué la réactivité du SSA et des armées dans leur ensemble. Leur action s’est avérée déterminante pour protéger la population et les images du déploiement de l’EMR-SSA ont constitué, pour l’opinion publique à certaines heures, « la seule lueur d’espoir médiatisée » dans la crise. La notion de résilience invite à renforcer les capacités d’adaptation de la France et c’est dans cet esprit que la Commission de la défense nationale veillera à définir le « juste besoin ».


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