Françoise Dumas
Députée de la Première circonscription du Gard
Présidente de la Commission de la Défense nationale
et des forces armées
Françoise Dumas
Députée de la Première circonscription du Gard
Présidente de la Commission de la Défense nationale
et des forces armées

Défense : Audition du Général François LECOINTRE, Chef d'Etat-major des Armées

A l'Assemblée Nationale

La crise épidémique questionne « l’équilibre entre les exigences de la préparation opérationnelle, la soutenabilité du modèle d’armée et la préparation de l’avenir. »

Le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées, a été auditionné en visio-conférence, le 22 avril 2020, par la commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale.

La Présidente de la commission, Mme Françoise Dumas a salué le plein engagement des forces armées dans la lutte contre la propagation de l’épidémie de COVID-19, au travers de l’opération Résilience, alors que près de 30 000 militaires restent engagés dans le cadre d’opérations extérieures ou sur le territoire national et que 12 000 pompiers militaires sont placés pour emploi auprès du ministère de l’Intérieur. Elle a également tenu à apporter son plein soutien aux militaires et à leurs familles, touchés par l’épidémie ou par les contraintes liées au confinement.

Françoise Dumas a rappelé à quel point « la crise du COVID-19 illustre la nécessité d’accentuer nos efforts pour assurer la remontée en puissance de nos armées, conformément aux ambitions exprimées par la loi de programmation militaire (LPM). Dans « le monde d’après », il nous faudra plus que jamais pouvoir compter sur une armée robuste et résiliente. La commission de la Défense nationale et des forces armées veillera à ce que nous ne baissions pas la garde au moment de l’actualisation de la LPM. ».

Selon le général François Lecointre, l’effort budgétaire prévu dans le cadre de la LPM vise à redonner l’épaisseur organique nécessaire aux Armées et il faut le maintenir. Pour Françoise Dumas, la baisse prévisible du PIB ne doit pas impacter la montée en puissance prévue.

Le déploiement de l’opération Résilience a montré la pertinence de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD). Le réseau des officiers généraux de zones de défense et de sécurité (OGZDS), des commandants supérieurs des forces de souveraineté, des commandants d’arrondissements maritimes, des délégués militaires départementaux et des commandants de base de défense a permis aux armées de nouer un dialogue

constructif avec les services déconcentrés de l’Etat comme avec les collectivités territoriales, pour répondre aux besoins exprimés sur le terrain par les autorités civiles.

Le chef d’état-major des armées a souligné que les opérations en cours se poursuivent tant en France, dans le cadre des opérations de lutte contre le terrorisme (Sentinelle) et de lutte contre l’orpaillage illégal (Harpie), qu’à l’étranger, avec les opérations extérieures au Levant (Chammal) ou au Sahel (Barkhane). En bande sahelo- sahélienne, le Liptako a été récemment le théâtre de succès opérationnels, tandis que la montée en puissance de la Task force Takuba se poursuit selon le calendrier prévu.

S’il y a quelques quelques cas de militaires contaminés par le COVID-19 à Barkhane, ceux-ci n’ont toutefois pas d’impact sur les opérations. Les relèves de missions ont bien été réalisées, et tous les militaires sont désormais placés en quatorzaine avant leur projection. Plus généralement, pour les missions les plus sensibles, des tests sont réalisés.

Le CEMA a enfin souligné l’importance du maintien de l’activité et de la continuité de la préparation opérationnelle, afin de ne pas altérer la sécurité des engagements opérationnels. Selon lui, la crise épidémique impose de trouver un « équilibre entre les exigences de la préparation opérationnelle, la soutenabilité du modèle d’armée et la préparation de l’avenir ». Au moment où nos compétiteurs stratégiques nous observent et évaluent notre capacité de résilience, il semble indispensable de rester mobilisé et de ne pas altérer le niveau de défense de la France.

L’ampleur de la crise actuelle démontre que « les armées doivent être taillées non pas pour assurer leurs missions quotidiennes, mais pour être en mesure d’intervenir dans des circonstances exceptionnelles ».


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